Numéro 4 – Politiques de la diversité culturelle en éducation
Politiques de la diversité culturelle en éducation
Sous la direction de Régis Malet et Michel Soétard
Numéro 4, 20106 articlesISSN 0339-5456
Ce volume est en libre accès.
Citer ce numéro
Format APA
Malet, R. & Soétard, M. (dir.). (2010). Politiques de la diversité culturelle en éducation [numéro thématique]. Éducation comparée, 4.
Référence papier
Régis Malet et Michel Soétard (dir.), « Politiques de la diversité culturelle en éducation », Éducation comparée, 4 | 2010.
Référence électronique
Régis Malet et Michel Soétard (dir.), « Politiques de la diversité culturelle en éducation », Éducation comparée [En ligne], 4 | 2010. URL : https://afec-info.fr/numero-4/
Sommaire
Introduction
Introduction. De la promotion de la diversité aux politiques de la différence : enjeux de connaissance pour l’éducation comparée
Régis Maletp. 7-20
Articles
La scolarisation des enfants de la minorité musulmane en Grèce. Enjeux politiques, identités ethniques et inégalités sociales
Nelly AskouniCet article présente les résultats d’une recherche sociologique concernant le rapport à l’éducation d’un groupe minoritaire, la minorité dite musulmane, qui vit dans la région de Thrace au nord-est de la Grèce. En tenant compte des spécificités historiques et politiques du contexte grec, il propose d’analyser le rapport entre l’éducation, l’identité ethnique et le rôle de la scolarisation dans les processus de transformation des structures sociales traditionnelles qui caractérisent ce groupe. ×p. 21-47
Écoles chiites et écoles catholiques au Liban : enseignement et affirmation identitaire dans une société plurale
Catherine Le ThomasTandis que les écoles catholiques, qui représentent près d’un tiers des élèves de l’enseignement privé, semblent avoir atteint un point de saturation au Liban, les écoles de la communauté chiite se développent rapidement depuis une ou deux décennies. Moins expérimentées, en nombre encore limité, réparties entre réseaux concurrents, ces écoles accueillent aussi un public très homogène sur le plan confessionnel, reflet de leur implantation géographique et des valeurs religieuses, voire politiques, qu’elles véhiculent. Les écoles catholiques doivent néanmoins compter désormais avec ce nouvel acteur éducatif des régions à majorité chiite, qui a en partie acclimaté leur modèle. ×p. 49-64
Les politiques éducatives à l’égard de l’interculturalité à l’épreuve des conservatismes nationalistes et religieux. Un regard sur le Québec et les États-Unis (New Jersey)
Hugo RangelCet article propose une étude comparative entre le Québec et le New Jersey. Ces deux entités montrent les limites et les contradictions de la dynamique nationale autour de l’éducation et de l’interculturalité. Cette analyse montre que, bien qu’il s’agisse de deux réalités fort différentes, les écoles ont à composer avec des contraintes liées à diverses formes de conservatismes, axés sur des discours nationalistes ou religieux. On centre l’étude sur trois types de politiques éducatives : l’éducation à domicile et les écoles à charte, la politique linguistique et le curriculum. ×p. 65-90
Les ruptures postcoloniales dans l’enseignement de l’histoire en France et en Afrique du Sud
Halima Ait-MehdiLa décolonisation et le processus migratoire postcolonial, en France depuis les années 1960 et en Afrique du Sud avec la fin de l’apartheid, ont engendré des changements considérables dans l’ensemble de la société, notamment en matière d’éducation et d’enseignement, et particulièrement concernant l’enseignement de l’histoire. Dans ces deux pays aujourd’hui multiculturels se pose la question du vivre ensemble ainsi que celle de la nouvelle identité nationale, et est soulevé le défi d’une réécriture de l’histoire prenant en compte la diversité de la population, héritage de l’histoire. ×p. 91-106
Éduquer pour la compréhension et le dialogue interculturel. Les savoirs enseignés à l’école primaire dans un pays multiethnique et multiculturel : le Cameroun
Pierre-Marie NjialeDans la présente contribution, nous abordons les notions de compréhension, de tolérance, de vivre ensemble et de dialogue interculturel. Partant de là, nous montrons en quoi peut consister l’apport de l’éducation dans une approche interculturelle. De façon spécifique, la méthodologie retenue permet d’interroger en contexte camerounais les savoirs enseignés afin d’y apprécier les finalités et les valeurs visant à préparer les enfants d’aujourd’hui et les adultes de demain à vivre ensemble. Nous discutons du sujet en analysant les contenus de programmes scolaires du public et du privé confessionnel. ×p. 107-118